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Enfance de Théodore BOTREL

Contrairement à ce que beaucoup d’étrangers croient, Botrel n’est pas né à Pont-Aven mais à Dinan, le 14 septembre 1868. Son père, originaire d’une famille de forgerons des environs de Saint-Méen travaille comme homme à tout faire chez le maire de Dinan, sa mère y est lingère. Peu de temps après sa naissance, ils partent à Paris où ils dilapident leurs maigres économies dans un petit commerce. Son père devient manœuvre et sa mère couturière dans son minuscule logement. Ils laissent leur petit Théo à la charge de sa grand-mère paternelle et d’une tante à Parson, hameau de Saint-Méen. Il passe sept années de liberté comme tous les enfants de la campagne à cette époque. Ce n’est pas la misère mais la vie est dure, peut-être moins difficile qu’à Paris qui, n’oublions pas vient de subir la guerre et la famine. En 1875, ses parents le réclament et voici le petit paysan gallo enfermé dans un appartement où il se réfugie pour fuir les moqueries des petits citadins, ses vêtements, son accent, ses expressions en gallo en sont la cause. Heureusement son inscription à l’école des Frères de la rue Malesherbes, dans son quartier, va lui permettre de s’intégrer. Il sera fortement marqué par deux professeurs : le frère Alton Marie et surtout par le professeur de dessin, ancien élève d’Ingres. Là, il sympathisera avec un autre élève d’origine bretonne, Eugène Hervé Vincent qui plus tard illustrera plusieurs recueils de ses œuvres.

En 1880, il fait sa communion solennelle et passe son certificat d’études, un événement chez les Botrel, son père étant illettré. Celui-ci le place apprenti chez un serrurier, sans salaire. Six mois plus tard, il est apprenti rémunéré (25 francs par mois) chez un imprimeur de musique mais la vie étant très difficile, il est placé chez un lapidaire pour cinquante francs par mois. Là, employé plutôt comme coursier, il s’acoquine d’une bande de gamins comme lui et joue aux courses de l’argent appartenant à son patron. Renvoyé, ses parents mettront un an à rembourser les 250 francs dus.

Pendant tout ce temps, Théo continue à fréquenter le patronage de l’église Saint-Augustin. Le directeur lui trouve une place de grouillot chez un avoué, Maître Denormandie. Celui-ci, avoué de la Comédie Française, distribue des billets à ses employés. Théodore bénéficie des billets dédaignés des adultes, il devient un spectateur assidu de la Comédie Française. Dans cette étude aux contacts de clercs cultivés, il découvre la poésie, s’inscrit aux cours du soir et commence à rimer.

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Enfance de Théodore BOTREL 366
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