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Historique de la chapelle

Trémalo, haute station de pèlerinage culturel, fréquenté par ceux qui partent à la recherche des lieux d’inspiration de l’Ecole de Pont-Aven, exerce, à chaque visite, une fascination renouvelée. Remercions l’ “Association pour la sauvegarde de la Chapelle de Trémalo” qui veille, pour la joie de tous, sur le joyau avec une constante et pieuse sollicitude.

Sur les hauteurs du Bois-d’Amour

De la chapelle de Trémalo, dédiée à Notre-Dame, ce que l’on aperçoit, montant de Pont-Aven en longeant les futaies du Bois d’Amour par l’ allée de chênes et de châtaigniers, c’est un chevet qui oblige le chemin à faire un écart. Abordé à l’improviste, on ne trouve pas ici le “placître” habituel, cet espace entouré d’une clôture isolant le sacré du profane. Ainsi, on accède à la chapelle de plain pied, sans franchir de porte monumentale, sans avoir à enjamber aucun échalier.
Notre-Dame de Trémalo, propriété privée, dépend du domaine du Plessis dont le château se dresse à quelques centaines de mètres vers l’est. La garde et l’entretien relèvent donc de propriétaires aidés en cela par l’active “Association pour la sauvegarde de la chapelle de Trémalo, Le Plessis Nizon”.
Du point de vue étymologique, la particule “Tré-” désigne, selon Bernard Tanguy, non une trève dépendant d’une paroisse, mais un village d’origine ancienne qui tirerait son nom d’un personnage, un certain Malo dont la silhouette se perd dans la nuit des temps. Paradoxalement, si un acte de 1653 donne à la chapelle le titre de “Notre-Dame de Saint-Malou, en laditte paroisse de Nizon”, aucune statue n’évoque ici le patron de la cité des corsaires. A moins que Malo étant bien loin, on lui ait, à une époque donnée, attribué le nom de Corentin, fondateur du diocèse de Cornouaille. Ce ne serait pas la seule fois qu’une statue ait été rebaptisée pour les besoins de la cause locale.

Bâtie en 1550

La date de construction de la chapelle se tire de l’ inscription qui règne au-dessus de la porte méridionale, où l’ocre rouge qui rehaussait jadis les contours du panneau a laissé quelques traces.
Le millésime 1550, en chiffres arabes qui succédaient vers cette époque à la vénérable numérotation médiévale, est clair. Mais, pour le reste de l’inscription, le lapicide illettré reproduit mollement le dessin fourni par le clerc. Ses caractères gothiques qui ont de plus souffert de la morsure du temps et de l’envahissement des lichens, en témoignent. Ceci dit la lecture suivante s’offre avec une certaine assurance :
ALAIN AUDREN / FABRIQUE DE CEANS / L’AN 1550.
Le “fabrique”, paroissien en charge de l’édifice, assure les rentrées d’argent et pourvoit aux dépenses. On sait, mais par ailleurs, que le recteur de Nizon, est alors Jacques Le Vescoz . Pourvu de son poste en 1549, il s’y maintient jusqu’en 1580 (“Bulletin diocésain d’histoire et d’Archéologie”, 1938, p. 47).
On citera pour mémoire que la notice publiée en 1996, par le Musée d’Orsay, proposait de lire ici le nom de “Guilquenquis (Guillaume du Plessis en français) avec la date de 1558”. Certes, on retrouve les armoiries du personnage ailleurs dans l’édifice mais la lecture interprétative de notre inscription lapidaire ne résiste pas à l’examen.
L’ensemble de l’édifice, bien de l’époque où règne toujours le gothique flamboyant, s’apparente, sauf pour la fenêtre établie en 1772, aux monuments que l’on peut visiter dans la proche région,

Une grande simplicité d’allure

Le plan de la chapelle, rectangulaire, vingt-quatre pas de longueur sur treize, est simple. La pente du toit, qui au nord descend à hauteur d’homme, est soutenue par une simple corniche en quart de rond. L’ensemble de l’appareillage en pierres de taille bien assisées, compte dans la longueur du mur nord, de quatre à cinq lits posés sur une ligne de fondation légèrement débordante. La robustesse d’un tel appareil se satisfait d’une sobriété rurale. Pas de plinthes élaborées qui souligneraient le pied des murs comme souvent ailleurs. Les délicates moulures de telles pllinthes sont réservées aux contreforts du chevet .
A l’intérieur, le sol pavé de grandes pièces de granite n’a pas cette légère déclivité, montante ou descendante, qui s’observe en certains sanctuaires. Comme on n’y relève ni dalle funéraire, ni voûte d’enfeu s’ouvrant dans la ligne des murs, on ne voit pas qu’il n’y eut ici d’inhumations intérieures.

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Historique de la chapelle 596
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