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Jacob MEYER de HAAN (1852-1895)

Jacob Meyer de Haan naît à Amsterdam le 14 avril 1852, au sein d’une famille juive aisée de fabricants de biscuits. Sensible à la musique et à l’art, il étudie la peinture avec P.F .Grieve (1811-1872). Jusqu’en 1888, Meyer de Haan continue à travailler à Amsterdam, influencé surtout par l’art hollandais du 17ème siècle et par Rembrandt en particulier. Ses sujets sont alors souvent tirés de l’histoire rabbinique, mais il peint aussi des portraits.

En 1880, une de ses œuvres a été acceptée par le Salon de Paris.

A l’automne 1888, de Haan décide d’émigrer à Paris où il arrive en compagnie de son ami artiste J.J Isaacson (1868-1941) qui est aussi critique d’art. A Paris il fait la connaissance du marchand d’art Théo Van Gogh (1857-1891), frère de Vincent, et partage son appartement d’octobre 1888 à avril 1889, au moment où celui-ci se marie. Meyer de Haan est souvent cité dans la correspondance des Van Gogh ces mois-là, et Théo envoie à son frère des clichés des dessins de l’artiste.

Bien qu’il n’existe aucune preuve formelle de leur rencontre à Paris, Meyer de Haan fait peut-être la connaissance de Gauguin au début 1889. Quoi qu’il en soit, l’artiste hollandais part pour Pont-Aven à la fin avril 1889 et Gauguin y arrive au début juin. C’est le commencement d’une grande amitié au sein de laquelle Gauguin prend volontiers le rôle de guide. Ils travaillent alors tous le mois d’août au Pouldu. Mais leur séjour le plus marquant dans ce village est celui qu’ils effectuent à partir du mois d’octobre lorsqu’ils commencent la décoration de l’auberge de Marie Henry, qu’ils achèvent en décembre. En outre, Meyer de Haan dira à Théo Van Gogh qu’il a réalisé de nombreuses autres études, dont « cinq grandes natures mortes achevées ». Il tombe amoureux de Marie Henry et demeure au Pouldu la plus grande partie de l’année 1890. Cependant, une fois l’été venu, Meyer de Haan décide d’accompagner Gauguin à Tahiti, projet qui ne peut aboutir car la famille de l’artiste Hollandais décide de lui couper les vivres.

Il quitte probablement le Pouldu en octobre 1890, confiant ses peintures à Marie Henry qui donne naissance à leur fille le 7 juin 1891. De Haan est encore à Paris au début 1891 ; il y rencontre Verkade et assiste sans doute au banquet d’adieu donné en l’honneur de Gauguin au café Voltaire, le 23 mars. On ne connaît presque rien de la vie ou des activités de Meyer de Haan après cette date. On sait seulement qu’il retourne vivre en Hollande et qu’en 1893 il vit à Hatten. Il meurt le 24 octobre 1895.

L’œuvre française de Meyer de Haan n’est pas importante car sa production se limite à son séjour en Bretagne d’avril 1889 à octobre 1890. Laissées aux bons soins de Marie Henry, les peintures restent peu connues jusqu’aux 2 ventes aux enchères organisées à Paris en 1859. Une trentaine d’œuvres subsistent aujourd’hui : quelques portraits et paysages et 14 natures mortes.

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